Institut de la Maison de Bourbon
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Message de Monseigneur le duc d'Anjou

à propos de l'épidémie de coronavirus,

le 19 mars 2020 en la fête de saint Joseph.

 

Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au coeur de l'actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Iltalie et à peu près toute l'Europe sont confrontées à une crise sanitaire d'une ampleur majeure et oubliée sur notre continent... Les victimes sont et seront nombreuses et c'est à elles et à leurs familles que j'exprime d'abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J'ai aussi un pensée reconnaisante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles. Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.

Aujourd'hui, il s'agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun. Il n'est plus temps d'incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d'en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l'être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s'imposera. L'Etat providence a trouvé ses limites et n'offre qu'une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont montré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l'immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s'agir pour les familles d'assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C'est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir. Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s'adapter à de nouvelles formes de travail qu'il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu'il faut limiter les contacts. Enfin, pour tous les Français, que l'ampleur de la crise nous ramène vers l'essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.

Je pense profondément que par l'intercession de saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd'hui, les familles trouveront la force de résister à l'épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l'Espérance.

Louis de Bourbon

Duc d'Anjou

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Mardi 21 janvier

Sermon donné par M. l'abbé Eric Iborra,

lors de la messe célébrée en la basilique Saint-Denis.

 

 

Il est redoutable de parler sous, ces voûtes... Oui, nous sommes encore nombreux à nous être réunis ici autour de la figure du roi Louis XVI, infime minorité d'un peuple égaré par tant de propagandes libertaires et hédonistes...

La mise à mort d'un tel roi demeure une question posée à notre pays... Que ce sang qui a coulé il y a 227 ans, et qui n'est qu'une goutte dans un océan de crimes, puisse servir à notre rachat.

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Dimanche 19 janvier

Message de Monseigneur Louis de Bourbon, Duc d'Anjou

Chef de la Maison de Bourbon

à l'occasion de la messe en mémoire du roi Louis XVI,

célébrée en la Chapelle expiatoire à Paris.

 

Chers Amis,

 

Avant de commencer mon message, permettez-moi de dire quelques mots à la mémoire de M. le duc de Bauffremont qui vien de nous quitter. Durant plus de soixante ans il s'est consacré, corps et âme , à la causse de la royauté légitime. Il e été au côté de mon grand-père, puis de mon père et depuis 1989 auprès de moi...

Une nouvelle fois, merci de votre fidélité. Elle trouve sa source dans le souvenir du Roi Martyr et se développe dans l'espérance que vous mettez en l'avenir de notre Pays.

La France, comme en 1793, paraît de nos jours bien malade. Depuis des années une crise la ronge en la faisant douter d'elle-même puisque chaque jour on l'appelle au reniement...

Regardons le règne de Louis XVI qui, à lui seul, synthétise tous ceux qui l'on précédé...

Le rois très-chrétien, le fils aîné de l'Eglise, avait comme objectif d'assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes...

Au-delà de ce message, je souhaite, malgré les nuages ammoncelés sur nos têtes, à vous tous, à vos familles, vos proches, une bonne et sainte année 2020 sou la protection de sainte Jeanne d'Arc.

Louis de Bourbon

Duc d'Anjou

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Vendredi 17 janvier

 

Hommage funèbre du

duc de Bauffremont

prononcé en l'église Saint-Roch, à Paris,

lors de ses obsèques le 17 janvier 2020,

par Me Daniel Heck, notaire honoraire,

administrateur de l'Institut de la Maison de Bourbon.

Monsieur le duc,

Chers membres de la famille,

Bien chers amis,

 

Nous voici tous là, bien tristes, pour accompagner notre cher duc. Mais avant qu'il nous quitte, son fils Charles-Emmanuel a désiré que soit brièvement évoqué ce que fut sa vie, en quoi elle a été exceptionnelle et les raisons que nous avons de nous en souvenir pour essayer de l'imiter.

...

Comment ne pas évoquer en cet instant votre chère épouse, trop tôt disparue ? ... Me permettrez-vous de dire qu'elle fut véritablement une grande dame, comme savait en créer la France, lorsqu'elle était au sommet de sa civilisation.

...

Vous étiez un membre éminent de la noblesse française avec le titre que vous portiez... pour vous, la noblesse était une mission : entretenir le souvenir de ce que les ancêtres ont fait de beau et de bien, de glorieux aussi, afin de pouvoir les imiter.

...

D'abord, vous allez, dès 1946, commencer à réveiller ce que fut une partie de l'histoire de France, le légitimisme monarchique, ceci à la demande de l'aîné des Bourbons, le duc de Ségovie... C'est ainsi que, dès 1956, vous faites déposer en la basilique de Saint-Denis le reliquaire de saint Louis. En 1957, devenu président du Mémorial de France à Saint-Denys, fondé en 1914, vous faites chaque année commémorer solennellement la mort de Louis XVI et de Marie-Antoinette... Mais, il y a plus : en 1973, vous fondez l'Institut de la Maison de Bourbon, dont vous serez le président pendant 36 ans, jusqu'en 2009, lorsque votre fils Charles-Emmanuel prendra votre suite.

Et que de réalisations ! Souvenons-nous !

Oui ! souvenons-nous de ce 21 janvier 1993, où était commémmoré le 200e anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI...

La place de la Concorde était noire de monde...

L'ambassadeur des Etats-Unis...

...

En 2004, la déposition solennelle à Saint-Denis du coeur de Louis XVII...

...

Et puis, en 2005, la présentation à Paris de la princesse Marie-Marguerite, épouse toute récente de Mgr le prince Louis de Bourbon... On rappellera aussi que ce fut notre cher duc qui restaura la célébration annuelle de l'anniversaire de la création des l'Institution des Invalides par Louis XIV...

Certes, tout cela ne manque pas de nous consoler, mais il y a plus : notre cher duc est décédé dans la foi, dans la fidélité à notre Sainte Religion, dans ce qu'elle a de plus traditionnel.

...

Pour finir, permettez à l'ancien scout que je suis de citer ce passage extrait du Manuel des Scouts de France, dans son édition de 1943 : "Tant que tu es sur cette terre, essaye de faire quelque chose de bien qui puisse demeurer après toi".

C'est exactement ce qu'a fait avec ardeur notre cher défunt.

Qu'il repose en paix.

Requiescat in pace.

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