Institut de la Maison de Bourbon
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Le 13 juillet, l'Eglise catholique honore saint Henri.

 

" Au-delà de la pensée et des voeux que la Princesse Marguerite et moi-même adressons à notre troisième fils, cete fête me ramène au souvenir des rois qui ont porté ce prénom ponctuant l'histoire capétienne depuis le XIe siècle. Je pense notamment au grand Henri IV, le premier monarque de la branche des Bourbons, mais aussi, en cette année qui est celle du bicentenaire de sa naissance, au comte de Chambord qui aurait dû devenir Henri V.

Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie. Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité. Le comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de "couronner la Révolution". Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n'est plus un absolu. Pour Henri V, il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d'idéologies qui ne mènent qu'à la mort et à la disparition de la société. Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire  est aujourd'hui d'une profonde actualité. Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d'abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n'y a pas d'avenir possible. Cela est toujours vrai.

Bonne fête de saint Henri à tous."

Louis de Bourbon, duc d'Anjou

8 juillet 2020 à 17h00

Présentation de la statue de sainte Jeanne d'Arc,

sculptée par Boris Lejeune,

avant son départ pour Saint-Pétersbourg.

 

Cette statue a été réalisée à l'initiative de

l'Association Universelle des Amis de Jeanne d'Arc.

 

 

La cérémonie, placée sous le haut patronage de

Son Excellence Monsieur Alexei Mechkov,

Ambassadeur de la Fédération de Russie en France,

s'est déroulée en présence

de Monsieur Artem Studennikov,

Ministre-Conseiller de l'Ambassade de Russie,

du colonel Jacques Hogard représentant Mgr le duc d'Anjou,

de Maître Jacques Trémolet de Villers,

Président de l'Association Universelle des Amis de Jeanne d'Arc,

de Pierre Maire, Vice-président et

de plus de deux cents donateurs.

 

Elle était suivie d'une conférence

"Rencontre de l'âme française et de l'âme russe".

 

La statue sera inaugurée, fin septembre, à Saint-Pétersbourg,

en présence des autorités russes.

Message de Monseigneur Louis de Bourbon, Duc d'Anjou,

Chef de la Maison de Bourbon,

à l'occasion de Pâques - dimanche 12 avril 2020.

 

 

Chers Compatriotes,

Chers Français,

 

Rappelons-nous : Pâques 2019 et la France pétrifiée par l'incendie qui venait de ravager la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

Pâques 2020, une épreuve d'une toute autre nature, dans un domaine où l'on ne l'attendait pas, atteint la France qui, avec l'Italie et l'Espagne, se partage le record des décès en Europe. Tous les continents sont frappés. Une mondialisation du risque !

 

Hier, c'était l'âme du pays qui était touchée, et, aujourd'hui, ce sont les hommes et les femmes, les enfants et les vieillards. Selon les mots forts prononcés par le Saint-Père dans son homélie du 27 mars, " nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse". Devant le danger saurons-nous réagir et, à l'ombre de cette cruelle épreuve, refonder nos actions sur plus de bon sens et redonner du sens à nos vies ? Réagir, au-delà de la compassion que l'on a vis-à-vis des milliers de victimes et de leurs familles affrontant la mort souvent en grande solitude et sans secours spirituel, au-delà de l'admiration vis-à-vis des soignants aux moyens parfois si dérisoires et de tous ceux qui se dévouent souvent en prenant des risques pour que le pays continue à vivre, au-delà des encouragements adressés à ceux qui, confinés, doivent assumer une vie familiale bouleversée et exercer leurs activités dans des conditions précaires, au-delà de l'angoisse face aux situations désespérées que nombre d'artisans, de commerçants, d'entrepreneurs, auront à affronter après le brusque arrêt de la vie économique.

 

Les Français, courageux et fidèles à l'image de l'idée qu'ils ont de leur pays - celui du baptême de Clovis, celui de la justice de saint Louis, celui de quinze siècles de gloire et d'honneur -, doivent faire front, animés d'une énergie à toute épreuve. Si l'oriflamme de saint Denis n'est plus élevée pour précéder les combattants, son esprit doit être là. Vivant.

 

L'actuelle situation dramatique doit ouvrir sur une période de sursaut qui soignera, après les corps, les âmes et l'esprit public. En effet, au-delà de la crise sanitaire, n'est-ce pas toute la société qui est malade depuis des années et qui a besoin de se retrouver à travers un grand dessein partagé par tous et des valeurs essentielles.

 

En France, déjà, plus de vingt-cinq évêques ont placé leurs diocèses sous la protection divine par l'intercession du Sacré-Coeur, de la Vierge Marie, de saint Joseph ou encore de saints locaux ayant été invoqués lors d'épidémies plus anciennes. Je me plais à songer au poids qu'aurait une consécration solennelle de la France effectuée par l'ensemble de son épiscopat à laquelle s'associerait le maximum de fidèles. Pâques, la fête de la Résurrection, pourrait en être l'occasion. En tant que succsseur légitime des rois de France qui ont toujours compris leur fonction dans sa double dimension terrestre et divine, ce serait de mon devoir de m'y associer et je le ferais en mon âme et conscience.

 

Demandons, en cette fête de la Résurrection, le secours de saint Louis, de sainte Geneviève et de sainte Jeanne d'Arc et leur protection sur la France.

 

Louis de Bourbon

Duc d'Anjou

Vendredi 27 mars

In memoriam

 

Son Altesse Royale la princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Parme a été rappelée à Dieu à Paris le vendredi 27 mars 2020 à l'âge de 86 ans des suites du conoravirus.

Née le 28 juillet 1933, la princesse était le 3e enfant du prince Xavier de Bourbon, duc de Parme, et de son épouse, née Madeleine de Bourbon-Busset.

Filleule de l'impératrice Zita, la princesse Marie-Thérèse était docteur en sciences ibériques de la Sorbonne et docteur en sociologie de l'université Complusente de Madrid.

Auteur de nombreux ouvrages sur l'Espagne, la princesse Marie-Thérèse avait activement soutenu son frère, le prince Charles-Hugues, prétendant carliste au moment de la restauration monarchique en Espagne en 1969.

En 2014, elle avait publié un livre sur l'histoire de sa famille sous le titre "Les Bourbon-Parme, une famille engagée dans l'histoire". Un sens de l'engagement qu'elle revendiquait en s'inspirant, entre autres, des grands exemples de son père, le prince Xavier, de ses oncles, l'empereur Charles et le prince Sixte, sans oublier la duchesse de Berry.

Depuis 1996, les Bourbon-Parme avait renoué avec leur souche italienne et, chaque année, toute la famille ducale se retrouvait à Parme et Plaisance et, depuis la disparition de son frère, Charles Huges, duc de Parme, en 2010, la princesse ne manquait jamais ce rendez-vous historique.

Chrétienne, humaniste et généreuse, la princesse Marie-Thérèse était une femme de coeur, de convictions, profondément attachée à sa famille et très engagée dans les défis du monde d'aujourd'hui.

Elle restait profondément attachée à ce Bourbonnais où elle avait vécu une enfance familiale heureuse et où elle avait eu le bonheur de pouvoir revenir plusieurs fois se ressourcer.

Mardi 19 mars

Message de Monseigneur le duc d'Anjou

à propos de l'épidémie de coronavirus,

le 19 mars 2020 en la fête de saint Joseph.

 

Un péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au coeur de l'actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Iltalie et à peu près toute l'Europe sont confrontées à une crise sanitaire d'une ampleur majeure et oubliée sur notre continent... Les victimes sont et seront nombreuses et c'est à elles et à leurs familles que j'exprime d'abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J'ai aussi un pensée reconnaisante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles. Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.

Aujourd'hui, il s'agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun. Il n'est plus temps d'incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d'en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l'être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s'imposera. L'Etat providence a trouvé ses limites et n'offre qu'une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont montré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l'immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s'agir pour les familles d'assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C'est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir. Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s'adapter à de nouvelles formes de travail qu'il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu'il faut limiter les contacts. Enfin, pour tous les Français, que l'ampleur de la crise nous ramène vers l'essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.

Je pense profondément que par l'intercession de saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd'hui, les familles trouveront la force de résister à l'épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l'Espérance.

Louis de Bourbon

Duc d'Anjou

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Mardi 21 janvier

Sermon donné par M. l'abbé Eric Iborra,

lors de la messe célébrée en la basilique Saint-Denis.

 

 

Il est redoutable de parler sous, ces voûtes... Oui, nous sommes encore nombreux à nous être réunis ici autour de la figure du roi Louis XVI, infime minorité d'un peuple égaré par tant de propagandes libertaires et hédonistes...

La mise à mort d'un tel roi demeure une question posée à notre pays... Que ce sang qui a coulé il y a 227 ans, et qui n'est qu'une goutte dans un océan de crimes, puisse servir à notre rachat.

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Dimanche 19 janvier

Message de Monseigneur Louis de Bourbon, Duc d'Anjou

Chef de la Maison de Bourbon

à l'occasion de la messe en mémoire du roi Louis XVI,

célébrée en la Chapelle expiatoire à Paris.

 

Chers Amis,

 

Avant de commencer mon message, permettez-moi de dire quelques mots à la mémoire de M. le duc de Bauffremont qui vien de nous quitter. Durant plus de soixante ans il s'est consacré, corps et âme , à la causse de la royauté légitime. Il e été au côté de mon grand-père, puis de mon père et depuis 1989 auprès de moi...

Une nouvelle fois, merci de votre fidélité. Elle trouve sa source dans le souvenir du Roi Martyr et se développe dans l'espérance que vous mettez en l'avenir de notre Pays.

La France, comme en 1793, paraît de nos jours bien malade. Depuis des années une crise la ronge en la faisant douter d'elle-même puisque chaque jour on l'appelle au reniement...

Regardons le règne de Louis XVI qui, à lui seul, synthétise tous ceux qui l'on précédé...

Le rois très-chrétien, le fils aîné de l'Eglise, avait comme objectif d'assurer le bien commun de ses peuples et le salut des âmes...

Au-delà de ce message, je souhaite, malgré les nuages ammoncelés sur nos têtes, à vous tous, à vos familles, vos proches, une bonne et sainte année 2020 sou la protection de sainte Jeanne d'Arc.

Louis de Bourbon

Duc d'Anjou

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Vendredi 17 janvier

 

Hommage funèbre du

duc de Bauffremont

prononcé en l'église Saint-Roch, à Paris,

lors de ses obsèques le 17 janvier 2020,

par Me Daniel Heck, notaire honoraire,

administrateur de l'Institut de la Maison de Bourbon.

Monsieur le duc,

Chers membres de la famille,

Bien chers amis,

 

Nous voici tous là, bien tristes, pour accompagner notre cher duc. Mais avant qu'il nous quitte, son fils Charles-Emmanuel a désiré que soit brièvement évoqué ce que fut sa vie, en quoi elle a été exceptionnelle et les raisons que nous avons de nous en souvenir pour essayer de l'imiter.

...

Comment ne pas évoquer en cet instant votre chère épouse, trop tôt disparue ? ... Me permettrez-vous de dire qu'elle fut véritablement une grande dame, comme savait en créer la France, lorsqu'elle était au sommet de sa civilisation.

...

Vous étiez un membre éminent de la noblesse française avec le titre que vous portiez... pour vous, la noblesse était une mission : entretenir le souvenir de ce que les ancêtres ont fait de beau et de bien, de glorieux aussi, afin de pouvoir les imiter.

...

D'abord, vous allez, dès 1946, commencer à réveiller ce que fut une partie de l'histoire de France, le légitimisme monarchique, ceci à la demande de l'aîné des Bourbons, le duc de Ségovie... C'est ainsi que, dès 1956, vous faites déposer en la basilique de Saint-Denis le reliquaire de saint Louis. En 1957, devenu président du Mémorial de France à Saint-Denys, fondé en 1914, vous faites chaque année commémorer solennellement la mort de Louis XVI et de Marie-Antoinette... Mais, il y a plus : en 1973, vous fondez l'Institut de la Maison de Bourbon, dont vous serez le président pendant 36 ans, jusqu'en 2009, lorsque votre fils Charles-Emmanuel prendra votre suite.

Et que de réalisations ! Souvenons-nous !

Oui ! souvenons-nous de ce 21 janvier 1993, où était commémmoré le 200e anniversaire de l'exécution du roi Louis XVI...

La place de la Concorde était noire de monde...

L'ambassadeur des Etats-Unis...

...

En 2004, la déposition solennelle à Saint-Denis du coeur de Louis XVII...

...

Et puis, en 2005, la présentation à Paris de la princesse Marie-Marguerite, épouse toute récente de Mgr le prince Louis de Bourbon... On rappellera aussi que ce fut notre cher duc qui restaura la célébration annuelle de l'anniversaire de la création des l'Institution des Invalides par Louis XIV...

Certes, tout cela ne manque pas de nous consoler, mais il y a plus : notre cher duc est décédé dans la foi, dans la fidélité à notre Sainte Religion, dans ce qu'elle a de plus traditionnel.

...

Pour finir, permettez à l'ancien scout que je suis de citer ce passage extrait du Manuel des Scouts de France, dans son édition de 1943 : "Tant que tu es sur cette terre, essaye de faire quelque chose de bien qui puisse demeurer après toi".

C'est exactement ce qu'a fait avec ardeur notre cher défunt.

Qu'il repose en paix.

Requiescat in pace.

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